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Elle peut compléter vos ressources pour payer des frais liés : ou dans une famille, appelé aussi Accueil Familial Social ou AFS. L'aide sociale à l'hébergement complète les sommes d’argent que vos enfants, vos petits-enfants ou Aideau lever/au coucher, aide aux transferts, aide à la toilette, préparation du repas, L’aide aux tâches ménagères : vaisselle, linge. Entretien du logement. Faire les courses au marché. Le tarif pour une aide à la personne dépend des prestations demandées. Néanmoins, il existe des aides financières pour ce type de services. nonton film siyah beyaz ask sub indonesia episode 1. Une solution d’hébergement intermédiaire encore peu connue “Tout le monde me disait Il n’y a pas de solution de rechange ! Mais aujourd’hui je sais que ce n’est pas vrai ! ” Mathilde F., 53 ans, ne voulait pas que sa mère adoptive, âgée de 92 ans, finisse ses jours en maison de retraite. Elle ne voulait pas non plus l’accueillir chez elle, dans un appartement dont chaque mètre carré était occupé par les membres de sa propre famille. C’est à ce moment-là qu’une assistante sociale lui a parlé de l’accueil familial. L’accueil familial peut être - temporaire par exemple, en cas d’absence des proches- ou à temps partiel par exemple, une semaine tous les mois,- ou permanent. Qu’est-ce que l’accueil familial ? Une formule d’accueil par des particuliers à domicile, moyennant rémunération, de personnes âgées de plus de 60 ans ou de personnes handicapées adultes n’appartenant pas à leur famille jusqu’au 4ème degré inclus. Instauré en 1989, l’accueil familial est une alternative d’hébergement pour les personnes âgées et handicapées, qui ne souhaitent pas vivre dans un établissement collectif ou qui ne peuvent ou ne souhaitent pas rester seules à leur domicile. C’est une solution intermédiaire et enrichissante humainement. Il peut répondre à des demandes de prise en charge durable ou d’accueil temporaire, notamment pendant les vacances ou après une hospitalisation. Une formule humaine et chaleureuse mais pour peu que les règles du jeu soient claires de part et d’autre. La loi du 10 juillet 1989 avait clairement dressé le cadre de l’accueil familial. Cela pour mettre fin à un certain nombre d’abus. Depuis lors, des modifications législatives et réglementaires sont intervenues pour permettre notamment d’adapter les conditions d’accueil à l’évolution des modes de vie, tant des personnes accueillies que des accueillants familiaux. Une enquête sur l’accueil familial, réalisée par l’Ifrep fin 2014 et publiée en avril 2015, montre que, fin 2013, 6 700 personnes âgées ont été accueillies et 7 404 accueillants étaient agréés dont 94 % pour un accueil à temps complet. Quelles formalités pour la personne accueillie ? Demander en premier lieu, la liste des accueillants familiaux au conseil personne accueillie, ou son représentant légal, doit signer avec l’accueillant familial un contrat d’accueil privé dit de gré à gré » conforme à un contrat type réglementaire. La signature doit avoir lieu au plus tard le jour de l’arrivée de la personne accueillie. Un exemplaire signé du contrat, ainsi que toute éventuelle modification ultérieure, est à adresser aux services du conseil départemental. Ce contrat fixe la nature de l’accueil tous les samedis, par exemple, ou à plein temps…, les services fournis ainsi que les locaux mis à disposition, la rémunération, les conditions particulières de modification, de suspension ou de dénonciation du contrat, la période d’essai, les indemnités qui pourraient être dues, les effets du défaut d’assurance… La personne accueillie, ou son représentant légal, doit demander à l’Urssaf son affiliation en tant qu’ employeur ». La demande se fait par formulaire cerfa n°11469*03 dans les 8 jours suivant l’accueil. Ensuite, chaque trimestre, l’Urssaf adresse à la personne accueillie une déclaration nominative simplifiée DNS à compléter pour le calcul des cotisations. Quel coût ? Le législateur a voulu encourager l’accueil mais aussi limiter les abus dont les personnes âgées ont pu être les victimes. Pour réduire le risque de spoliation, il a donc strictement encadré la rémunération de l’accueillant. La personne accueillie a à sa charge la rémunération de l’accueillant familial. Elle doit aussi payer les cotisations sociales patronales sauf si elle remplit les conditions d’âge ou de dépendance pour en être exonérée. La demande doit être adressée à l’Urssaf. Le prix de journée se compose d’une rémunération journalière des services rendus ainsi que d’une indemnité de congé, le cas échéant, d’une indemnité journalière pour sujétions particulières fixée au regard du degré d’autonomie de la personne accueillie, d’une indemnité d’entretien correspondant au remboursement des frais occasionnés pour l’accueil alimentation, électricité, chauffage…, et d’un loyer pour la partie de l’habitation réservée à la personne accueillie. La fourchette de rémunération varie donc en fonction de l’autonomie de la personne accueillie et de son handicap. Elle s’appuie sur un barème arrêté par le président du Conseil départemental. Le salaire journalier d’un accueillant familial est fixé pour un accueil à temps complet, au minimum à 2,5 Smic horaire brut, soit à 25,07 € au 1er janvier 2019 auquel il faut ajouter les différentes indemnités composant le prix de journée. Ainsi le coût moyen d’un accueil familial se situe entre 46 et 59 € par jour, soit entre 1400 et 1800 € par mois. A noter pour faciliter ses démarches administratives, la personne accueillie peut faire appel aux services d’un tiers régulateur si cette prestation est prévue par les services du département. Quelles aides sociales et fiscales pour la personne accueillie ? La personne accueillie peut bénéficier d’aides au financement de son hébergement telles que l’allocation de logement sociale ALS,l’aide personnalisée au logement APL,l’aide sociale à l’hébergement ASH,l’Apa pour la perte d’autonomie. Elle peut également avoir droit à une réduction ou à un crédit d’impôts au titre de l’emploi d’un salarié à domicile. L’accueillant familial doit garantir la sécurité et le confort physique et moral des personnes âgées accueillies Un particulier ou un couple s’engage à accueillir à son domicile, à titre onéreux, une personne âgée en lui assurant divers services dont l’hébergement et l’entretien. Pour être accueillant familial, il faut être agréé par le conseil départemental, en répondant aux critères d’un référentiel national depuis décembre 2016. Cet agrément est donné pour cinq ans. L’accueil familial peut être permanent, temporaire ou séquentiel, à temps plein ou à temps partiel de jour ou de nuit, en chambre individuelle ou en logement indépendant. Un particulier ne peut accueillir qu’une ou deux personnes âgées. L’effectif peut être porté à trois, par dérogation du président du conseil départemental. Comme l’engage le contrat d’accueil mis en place entre la personne accueillie et l’accueillant familial, ce dernier doit garantir la sécurité, le confort physique et moral des personnes âgées, sa présence, la qualité de son écoute et de sa prévenance. En outre, la personne agréée pour l’accueil et la personne accueillie sont tenues de souscrire l’une et l’autre un contrat d’assurance couvrant les conséquences pécuniaires de leur responsabilité civile dans le cas de dommages subis par des tiers. L’organisation, le suivi et le contrôle des accueils familiaux est assuré par le conseil départemental. En cas de litige Introduction 1Les technologies de l’information et de la communication TIC sont omniprésentes et façonnent notre façon de vivre, de travailler et d’interagir. Elles sont devenues les instruments d’une nouvelle société caractérisée par la multiplication des échanges de données et d’informations dans un contexte d’innovation rapide et d’accroissement accéléré des marchés George et Granjon, 2008. Cependant, le même clavier et les mêmes informations ne suffisent pas à créer une égalité » Wolton, 2003 p. 32. Malgré l’informatisation de la société et l’introduction des TIC dans l’ensemble du corps social, il existe des ruptures ou des fractures numériques » basées sur le revenu, le niveau d’éducation, le capital culturel/social et l’âge. L’expression de fracture numérique » désigne le fossé entre, d'une part, ceux qui utilisent les potentialités des technologies de l'information et de la communication TIC pour leur accomplissement personnel ou professionnel et, d'autre part, ceux qui ne sont pas en état de les exploiter faute de pouvoir y accéder par manque d’équipements ou d'un déficit de compétences » Kiyindou, 2007 p. 1. En tenant compte de l’existence de ces fractures numériques », les données de Statistique Canada 2010 révèlent que 94 % des ménages ayant un revenu supérieur ou égal à 85 000 $ par année utilisent Internet comparativement à 56 % des ménages dont le revenu est inférieur ou égal à 30 000 $. En 2007, ces proportions respectives étaient de 90 % et de 48 %. En ce qui concerne la fracture numérique » liée au niveau de scolarité, les données de Statistique Canada indiquent que 89 % des personnes ayant au moins fait des études postsecondaires partielles utilisaient Internet en 2009, comparativement à 66 % des personnes n'ayant pas fait d'études postsecondaires. Cette fracture a rétréci, puisque ces proportions étaient respectivement de 84 % et de 58 % en 2007 Statistique Canada, 2010. L’écart le plus élevé entre ceux qui ont accès à l’informatique connectée et ceux qui en sont dépourvus reste lié à l’âge plus on vieillit, moins on a accès à Internet. En effet, parmi les aînés, environ la moitié 51 % des personnes âgées de 65 à 74 ans utilise Internet, contre 27 % des personnes âgées de 75 ans et plus Statistique Canada, 2010. Cependant, il existe une fracture numérique » qui n’est souvent pas prise en compte dans les statistiques c’est la fracture liée aux inégalités d’usages des technologies numériques. Plus que la question de l’accès et de l’équipement, ce sont les disparités liées à la qualité de l’utilisation et aux perceptions, c’est-à-dire les multiples façons de profiter des potentialités de l’Internet qui accentuent la fracture numérique de second degré » des personnes âgées Michel et al, 2009. Dans cette contribution, il s’agit en premier temps d’explorer cette fracture de second degré » qui reste la plus discriminante envers les personnes âgées équipées et connectées. Dans une seconde partie, nous proposons au lecteur la perspective originale proposée par les tenants de l’approche critique en communication pour aborder la question complexe de la fracture numérique » Granjon, 2004 et 2009 ; George et Granjon, 2008. La dernière partie sera consacrée à la présentation des résultats d’une étude de terrain portant sur la fracture numérique de second degré » et réalisée par une équipe de chercheurs belges. Cette recherche a été conduite afin de guider les programmes d’action des politiques publiques en matière de réduction de la fracture numérique de second degré ». 2C’est en 1995 que l’expression digital divide ou fracture numérique » est évoquée pour la première aux États-Unis par le sociologue Long-Scott 1995 en décrivant les risques d’exclusion des plus pauvres et des communautés minoritaires quant à l’accès aux technologies de communication Rallet et Rochelandet, 2004. Depuis, l’expression a fait l’objet de débat et se réfère à de nombreuses facettes de la numérisation de l’économie et à la diffusion des technologies de l’information et des communications Ben Youssef, 2004. Jusqu’à la fin des années 1990, la notion de fracture numérique de premier degré » renvoyait seulement aux inégalités liées à l’accès à Internet et au matériel informatique. Ainsi, au Canada comme dans tous les pays industrialisés, une course est lancée pour brancher » à Internet tous les ménages et les provinces afin d’éviter d’être à l’arrière » du train de la modernité technologique et de l’ère informationnelle. Dès cette époque, les fractures observées au Canada en matière d’adoption des technologies numériques des ménages sont d’ordre matériel accès et matériel, socio-économique le revenu et le niveau d’instruction, générationnel et linguistique, le Québec étant moins connecté en raison du contenu en anglais des sites web Statistique Canada, 1997. 3À partir des années 2000, le milieu académique se penche sur l’analyse des enjeux liés à la fracture numérique » et plusieurs recherches en communication et en sciences sociales observent qu’au-delà des disparités numériques liées à l’accès, il existe des usages inégaux quant à l’utilisation efficiente et efficace de l’informatique connectée DiMaggio et Hargittai, 2002 ; DiMaggio et al. 2001 ; Lelong, 2003. Ce qui est considéré, ce n’est plus seulement la disponibilité du matériel informatique et la connexion à Internet mais l’usage qui en est fait Rallet et Rochelandet, 2004. Selon cette perspective, ce sont plutôt le capital culturel et social, les perceptions, le savoir-faire et les compétences techniques ou la culture organisationnelle qui sont mis en avant au moment de mesurer les disparités discriminantes Jauréguiberry, 2012. Les études de terrain portant sur les compétences numériques relèvent l’existence d’un écart ou skills gap lié aux aptitudes des individus en matière d’usages des technologies numériques. Les travaux distinguent principalement trois niveaux de compétences numériques les compétences instrumentales, informationnelles et stratégiques Brotcorne et Valenduc, 2009. Les compétences instrumentales concernent en premier lieu la capacité de manipulation des matériels et logiciels. Elles ont trait également aux capacités techniques et aux capacités de raisonnement pour faire face aux bogues, aux virus et autres aléas techniques quotidiens 2009 p. 53. Quant aux compétences informationnelles, elles renvoient aux aptitudes à chercher, sélectionner, comprendre, évaluer et traiter l’information Kling, 1998 ; Hargittaï, 2002 ; Selwyn et al., 2005 ; Vendramin et Valenduc, 2003. Depuis le développement des contenus d’information et des services en ligne, les compétences informationnelles sont désormais nécessaires pour utiliser les procédures de navigation, les hypertextes, les moteurs de recherche, les forums de discussion, les services interactifs ou coopératifs du web De plus, notent les auteurs cités supra, dans un contexte d’offre informationnelle surabondante, il s’agit d’acquérir l’habilité à sélectionner le contenu recherché sur le web et par la suite être capable d’en évaluer la qualité sachant que les sources d’information proviennent de médias et d’auteurs de plus en plus diversifiés. Enfin, les compétences stratégiques sont liées à l’aptitude à utiliser l’information de manière proactive, à lui donner du sens dans son propre cadre de vie et à prendre des décisions en vue d’agir sur son environnement professionnel et personnel. 4Cependant, pour Fabien Granjon 2004, envisager la fracture numérique » qu’en termes de compétences numériques serait une erreur. Autrement dit, on peut avoir des usages efficients des technologies numériques tout en appartenant aux couches les plus défavorisées, mais ces usages avancés ne sont pas nécessairement de même nature que ceux des couches supérieures. Pour mieux saisir le fossé numérique, il ne faut pas simplement appréhender les fractures numériques’ comme des clivages technologiques socialement différenciés et dépendant d’une variabilité des déterminants au niveau des processus d’équipement ou d’adoption [mais les considérer] plutôt comme des écarts de pratique constitutifs d’inégalités sociales du monde et qui structurent les usages au-delà même de leur stabilisation » Granjon, 2004 p. 225. Cette analyse de la fracture numérique » converge avec celle de Patricia Vendramin et Gérard Valenduc expliquant que les inégalités liées à Internet ne sont pas révélatrices de nouvelles divisions sociales, elles sont l’expression dans le champ des technologies de l’information et de la communication d’inégalités sociales, économiques, géographiques et culturelles largement préexistantes à l’expansion d’internet » 2002 p. 29. 5L’usage des technologies est également dépendant de l’offre technologique, c’est-à-dire des services informationnels offerts en ligne et le design du matériel informatique. Ces facteurs constituent des éléments importants sinon vitaux pour les personnes âgées. L’étude la plus élaborée en la matière reste celle de Shirley Ann Becker 2004 qui décrypte minutieusement 125 sites web offrant des informations sur la santé. Pour l’auteure, la majorité de ces sites web présentent des nombreux défauts de conception pour les personnes âgées et la navigation y est tellement complexe qu’elle ne s’adresse qu’aux initiés d’Internet. La chercheure découvre que ces sites web ne tiennent pas compte des problèmes liés à la vision, la cognition et la motricité des utilisateurs âgés. Grâce à un test d’utilisabilité, les résultats de son étude montrent que 93 % des sites web utilisent de petites polices de caractère et affectent négativement la lisibilité du site ; 24 % nécessitent une utilisation complexe de la souris pour naviguer, ce qui pose une barrière pour ceux qui ne peuvent pas se servir pleinement de leurs mains ; 30 % présentent un contenu informationnel accessible uniquement pour les personnes ayant une formation universitaire ; un grand nombre de sites sont en anglais, excluant ainsi les communautés ethnoculturelles parlant l’espagnol. Si ces barrières sont persistantes, elles constituent un enjeu majeur puisque les personnes âgées consultent souvent les services et les informations relatifs à la santé Michel et al, 2009. 6La recherche de Shirley Ann Becker citée supra a le mérite de montrer que la ligne de fracture numérique » grise liée aux usages et à l’offre technologique est difficilement observable dans les statistiques nationales. Cependant, les gouvernements amorcent depuis les dernières années des stratégies afin de réduire la fracture numérique de second degré » concernant les personnes âgées. À titre d’exemple, voici ce que le gouvernement français prévoit dans son plan de développement de l’économie numérique un outil d’aide à l’équipement et de formation aux usages du numérique, à destination des seniors sera expérimenté pour leur permettre d’accéder plus facilement aux réseaux numériques […] et créer une offre globale “matériel, connexion, formation” […] pour favoriser la confiance et les usages des TIC auprès des seniors Besson, 2008. 7Mais suffit-il de former les seniors aux technologies et d’adapter le contenu et le matériel informatique pour régler la question de la fracture numérique de second degré » ? Pour les auteures Carole-Anne Rivière et Amandine Bruguière 2010, le défi du design des ordinateurs et d’Internet adressés aux aînés réside dans leur incapacité à dépasser certains stéréotypes associés au vieillissement. Leurs arguments s’appuient sur l’exemple de l’ordinateur Magui imaginé par la société Simplistay et disposant de quatre fonctions centrales de communications représentées par les icônes sur l’écran, soit le téléphone, les courriels, photos et messages ; cependant, aucune fonction ne donne accès à la navigation. Pour les auteures, les objectifs et les publics pour lesquels ces ordinateurs simplifiés ont été conçus ont mis l’accent sur certaines difficultés que connaissent les personnes en situation de grande perte d’autonomie. Or, toutes les personnes âgées n’ont pas des problèmes d’ordre physiologiques qui les empêcheraient d’utiliser les interfaces numériques. Ces offres technologiques risquent en effet de maintenir une vision de la vieilliesse comme une moindre capacité à faire, à apprendre, à interagir » Rivière et Bruguière 2010 p. 37. À ce propos, notent-elles, les dispositifs technologiques modifiés tels que les ordinateurs simplifiés sont parfois mal pris par les personnes âgées, car ces derniers les renvoient à une image dévalorisante » d’eux-mêmes et présentent des marqueurs d’âge » qu'ils refusent de porter. Pour ces auteures, les services de design mettent souvent l’emphase sur l’accessibilité et oublient que les seniors sont également des êtres désirants ». Il ne suffit pas de répondre uniquement aux besoins des personnes âgées, il faut également tenir compte des désirs et des aspirations de chacun » Rivière et Bruguière, 2010 p. 39-40. Si les services de design doivent dépasser ce défi de répondre à la fois aux besoins et désir des aînés, ils font également face à un autre écueil, c’est le risque de considérer les aînés comme étant une entité socialement homogène. C’est le point de vue défendu par le sociologue Vincent Caradec 2001 qui considère que les aînés constituent en effet une catégorie d’une grande hétérogénéité, avec ses différences et dynamique internes, et composés d’individus vivant de façon différenciée les épreuves du vieillissement. 8Pour un usage pertinent des technologies numériques, il faut également considérer l’importance du contexte plus large des identités sociales et configurations relationnelles des personnes âgées, c’est-à-dire la diversité et la labilité des rôles qu'une même personne peut endosser d'un espace social comme la famille ou le travail à un autre, et donc les variations de comportements vis-à-vis des nouvelles technologies » Lelong et al., 2004 p. 1. C’est ce que propose notamment l’approche critique en communication qui adopte une perspective permettant d’analyser les usages des TIC sous des angles généralement peu exploités George, 2012. L’approche critique en communication pour aborder les usages des TIC 9Pour les tenants de l’approche critique en communication, les recherches portant sur les fractures numériques » souffrent dans bien des cas d’une absence de mise en contexte des usages des TIC. Autrement dit, ce qui est ignoré, c’est, par exemple, les appartenances sociales et les conditions de vie dans lesquels les usages sont insérés Granjon, 2009. La fracture numérique » est perçue non comme un constat prenant acte de disparités sociales existant par rapport aux TIC mais comme un concept à part entière […] qui n’est pas un simple descripteur de la réalité mais pose d’une manière particulière le problème de l’appropriation et des usages des outils de communication au regard des rapports de domination, de la reproduction des valeurs du système social, de la formation des classes et des identités collectives » Granjon, 2004 p. 226. Lorsque des données par ailleurs fort intéressantes sont collectées sur les usages différenciés des TIC, très peu d’informations sont par contre livrées sur les profils des seniors utilisateurs d’Internet, comme par exemple l’identité sociale, les trajectoires socioprofessionnelles et les conditions d’existence. Or, n’est-il pas fondamental de s’intéresser à ce qui se passe hors des usages d’Internet comme par exemple les caractéristiques sociales des personnes âgées, les activités de la vie quotidienne, les lieux d’habitation, les relations avec le personnel soignant, les liens avec les membres de la famille ? Dans cette optique, Maria Sourbati 2009 souligne que l'expérience sociale et culturelle des seniors a un impact sur l'usage et l'adoption d'Internet. Benoit Lelong 2003 abonde dans le même sens et souligne qu’une sous-utilisation des TIC n’est pas nécessairement liée à un manque de compétences mais à des configurations identitaires relationnelles ». Dans sa recherche sur l’analyse du point de vue des personnes âgées sur les usages des TIC et de l'administration électronique publique en Angleterre, la sociologue montre que l'usage d'Internet par le groupe du troisième âge est stratifié, les seniors usagers les plus nombreux étant ceux appartenant à la classe moyenne, éduqués et bien nantis. Ce point de vue rejoint celui de Cherry Russell, Andrew Campbell et Ian Hughes 2008 de l’Université de Sydney en Australie qui ont conduit une enquête de terrain afin d’analyser les liens entre l’usage d’Internet et le capital social. Les auteurs, en mettant du bémol à l’image dorée souvent dépeinte par les médias des silver surfers, montrent que ces derniers ont généralement un statut socio-économique plus élevé, sont en bonne santé, et ne représentent pas toutes les personnes âgées qui n’ont pas accès aux TIC et ce, pour des raisons concernant les enjeux liés à l’accessibilité, le coût et l’intérêt pour la technologie, les compétences et les perceptions. L’expression de silver surfers, largement répandue dans les médias anglo-saxons et relayée par les essayistes, désigne les personnes âgées très actifs » sur Internet, confiants » et compétents » en matière de technologies numériques et surtout adoptant une perception positive du vieillissement Cody et al., 1999 et de Choudrie et al., 2013. 1 “Go on the internet — or lose access to government services, Francis Maude tells pensioners”, The T ... 10Dans les discours sur les potentialités des technologies et ce qu’elles peuvent apporter aux individus, on a souvent tendance à exagérer leurs capacités à transformer le social et surtout à rendre plus autonome tout utilisateur des technologies de l’information et de la communication. La technologie est censée être le remède à tous les maux dont souffrent les aînés si les personnes âgées sont isolées, la communication via Internet avec les aides-soignants leur facilitera la vie ; plus besoin de se déplacer et de rencontrer le pharmacien, le renouvellement des médicaments se fait en ligne ; en somme, la technologie possède le potentiel d’améliorer les conditions de vie des personnes âgées. Il ne suffit plus de savoir bien utiliser les TIC, mais également d’adopter un mode de vie hyperindividualiste » qui s’impose à tous. Dans ce sens, en poursuivant la réflexion de Fabien Granjon 2009, nous considérons que les discours en faveur de la réduction de la fracture numérique grise du premier ou second degré » sont souvent porteurs de normes sociétales. Celles-ci exigent des seniors non plus l’acquisition d’un savoir-faire » pour maîtriser les rudiments des TIC mais également de l’adoption d’un savoir-être », celui de l’individu autonome, indépendant et actif. C’est un style de vie couplé d’un impératif numérique auquel les seniors n’y peuvent échapper une personne âgée se doit d’acquérir l’expérience positive que procurent les usages des TIC, peu importent ses conditions de vie, ses caractéristiques socioculturelles et son parcours de vie. L’exemple parfait de ce genre d’argumentation nous est donné par le ministre britannique Francis Maude qui recommande fortement aux aînés d’utiliser les services d’Internet sous peine de perdre la pension de vieillesse octroyée par le gouvernement1. Pour ce ministre, le gouvernement devrait adopter l’approche des compagnies aériennes offrant la majorité de leurs services en ligne et les aînés devraient de facto s’adapter à cette nouvelle réalité ». 11Pour les chercheurs d’orientation critique en communication, l’existence d’inégalités numériques révélerait des formes d’inégalités sociales générées par les structures d’un système économique, politique et social particulier Granjon, 2009 ; George, 2004. Les ressources économiques, sociales et culturelles sont inégalement reparties dans la société. Ceux qui sont déjà en possession de ressources préalables tirent davantage de bénéfices de la nouvelle ressource que constituent l’utilisation des TIC et d’Internet Brotcorne, Damhuis, Laurent, Valenduc et Vendramin, 2010. Ainsi, s’il existe des défavorisés numériques, ils sont la plupart du temps des défavorisés sociaux Granjon, 2009. En d’autres termes, la fracture numérique de second degré » est révélatrice des défis sociétaux liés à la paupérisation des personnes âgées. 12La pauvreté est considérée comme un concept important pour analyser les inégalités sociales. Les statistiques sur la pauvreté des personnes âgées sont équivoques en particulier au Québec les personnes âgées de plus 65 ans sont de plus en plus pauvres et endettées. C’est le constat que fait en 2011 l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques IRIS. Dans sa note socio-économique, cette organisation de recherche basée à Montréal dévoile que le Québec a connu entre 1996 et 2008 une augmentation importante du nombre de personnes âgées qui sont passées sous la mesure de faible revenu. Au-delà de la paupérisation des seniors, la part d’endettement des personnes âgées de plus de 65 ans reste également préoccupante. Le phénomène de l’endettement touche aujourd’hui la majorité de la population, souligne Ève-Lyne Couturier auteure de la note de l’IRIS, mais il s’agit d’une situation particulièrement difficile à gérer pour les personnes âgées assujetties à un revenu relativement fixe avec peu de possibilités de gagner des montants d’appoint » 2011 p. 2. 13Si la pauvreté des personnes âgées est largement tributaire des facteurs d’ordre socio-économiques, les politiques publiques ont notamment des incidences sur la vie des personnes âgées. Les chercheurs de l’Université Laval, Jean-Yves Duclos, Nicholas-James Clavet, Bernard Fortin et Steeve Marchand 2012 estiment que la réforme récente du gouvernement fédéral canadien sur la sécurité de la vieillesse risque de grossir les rangs des aînés vivant sous le seuil de pauvreté au pays. En effet, le gouvernement fédéral a annoncé dans le budget de 2012 qu’il fera passer graduellement l'âge de la retraite de 65 à 67 ans. Cette hausse de l’âge d’admissibilité aux prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti fera passer la proportion d’individus de 65 et 66 ans sous le seuil de faible revenu de 6 % à 17 %, notent les économistes de l’Université de Laval. 14Les inégalités sociales ne peuvent donc pas être séparées de l’analyse de la fracture numérique de second degré ». Les pays européens, surtout la Belgique Brotcorne, Dekelver, Mertens, Nicolay et Valenduc, 2010 sont pour le moment parmi les premiers à reconnaître dans leur politique publique de réduction de la fracture numérique de second degré » l’existence de liens entre inégalités sociales et disparités numériques. La fracture numérique de second degré » dans les programmes publics d’inclusion numérique l’exemple de la Belgique 15Pour réduire la fracture numérique de second degré » liée aux inégalités dans les compétences d’utilisation d’Internet et des technologies de l’information et de la communication, il faut donc agir sur la construction des compétences, à travers des programmes de formation continue et d’accompagnement des utilisateurs, destinés en priorité à des groupes sociaux identifiés comme potentiellement défavorisés en termes de ressources cognitives et sociales Brotcorne et al, 2010. C’est l’option prise par plusieurs plans d’action nationaux d’inclusion numérique qui ont donné une attention particulière à la fracture numérique au second degré », notamment en Belgique, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ibid.. La réunion des ministres de 34 pays européens lors de la déclaration ministérielle de Riga Lettonie en juin 2006 a posé les premiers jalons des politiques publiques d’e-inclusion. À la déclaration de Riga, les gouvernements européens s'engagent en faveur d'une société de l'information accessible fondée sur l'inclusion et ont approuvé une action paneuropéenne visant à aider les citoyens à remédier à leurs désavantages économiques, sociaux, scolaires, géographiques ou liés à un handicap au moyen des technologies de l'information et de la communication Commission européenne, 2006. En matière d’utilisation d’Internet, l’Union européenne s’est alors donnée pour objectif de réduire de moitié, d’ici 2010, les disparités entre la moyenne de la population et certains groupes défavorisés, notamment les personnes âgées, les personnes handicapées, les minorités ethniques, les personnes ayant un faible niveau d’éducation, les demandeurs d’emploi, les disparités liées au genre ainsi que les habitants des régions moins développées. Pour ce faire, la déclaration de Riga cible 6 priorités les besoins spécifiques des travailleurs âgés et des seniors, les inégalités géographiques, l’e-accessibilité et la facilité d’utilisation des TIC, l’éducation et les compétences numériques, la diversité culturelle dans l’univers numérique et la qualité des services publics en ligne e-gouvernment pour tous. Les ministres se sont particulièrement engagés à traiter d’urgence la fracture numérique de second degré » concernant les personnes âgées puisque, remarquent-ils, la proportion des personnes âgées de plus de 65 ans qui utilisent l'Internet n'est que de 10 % dans l'Union européenne. 16Dans ce qui suit, nous présentons les recommandations des chercheurs belges pour un plan d’action national de réduction de la fracture numérique de second degré ». 17La Belgique s’est engagée en 2003 à mettre en place un plan national 2005-2010 de lutte contre la fracture numérique ». L’objectif général du plan est de réduire d’un tiers, dans les 5 années à venir, le nombre de personnes non-utilisatrices dans les différentes catégories de la population, grâce à trois leviers la sensibilisation, la formation et l’amélioration de l’accès aux TIC. Une deuxième phase de ce programme a été lancée pour la période 2011-2015. Les orientations et les propositions de la mise en œuvre de cette seconde phase ont été confiées à une équipe de chercheurs du Centre de recherche Travail & Technologies de l’Université de Louvain Brotcorne, Damhuis, Laurent, Valenduc et Vendramin, 2010. L’objectif de cette recherche commanditée par le gouvernement fédéral belge n’est pas l’étude des usages en soi, précisent les auteurs, mais plutôt la mise en perspective de ces usages par rapport à des enjeux sociétaux posés en termes de risques d’inégalités ou d’exclusion. Cinq sphères constitutives de l’inclusion sont prises en compte dans l’étude les activités sociales les interactions sociales avec la famille ou les amis, ou à l’intérieur d’un groupe culturel ou d’une communauté, les activités productives l’engagement dans une activité productive, comme le travail rémunéré, l’éducation ou la formation, les activités politiques, sociales ou citoyennes, les activités de consommation privée/publique, le développement personnel l’autonomie et l’estime de soi. La question est de savoir si les usages des TIC favorisent l’intégration ou si, au contraire, ils créent ou renforcent l’exclusion dans ces cinq domaines. Les résultats de leur étude montrent que ces sphères apparaissent en interaction avec l’usage des TIC mais de manière très inégale, et rarement toutes ensemble. Afin de remédier à cette situation d’inégalités numériques, les auteurs proposent les recommandations présentées ci-dessous il est nécessaire de repenser la catégorisation des profils des seniors pour la lutte à la fracture numérique de second degré » les quinquagénaires ne doivent pas être considérés automatiquement comme des publics vulnérables puisque ces derniers présentent des profils très contrastés tantôt vulnérables, tantôt peu vulnérables en termes d’usages ; comme dans toutes les situations où une nouvelle norme sociale émerge et tend à s’imposer, il est important d’éviter la stigmatisation des comportements qui s’écartent de la norme. Il est important donc de maintenir ouverts des canaux de prestation de service et de communication autres que le tout Internet ». Cela évitera la mise à l’écart de ceux qui n’adoptent pas spontanément les nouveaux modèles d’usages et de comportements ; les politiques en matière de société de l’information reposent souvent sur la présomption qu’un développement accéléré de l’offre de services et de contenus en ligne va entraîner ipso facto une sorte de démocratisation de l’utilisation des TIC. La logique de l’offre est censée avoir des retombées positives pour tous les utilisateurs, en termes de diversité ou de disponibilité. Les résultats de la recherche montrent que les utilisateurs n’adoptent pas nécessairement les comportements qui ont été formatés pour eux. Il serait utile de s’intéresser davantage aux interfaces d’accès qu’aux contenus et aux services, notamment en favorisant leur facilité d’usage. Il est également important de penser les contenus et la structuration des contenus en termes de signification pour les utilisateurs ; la vulnérabilité numérique reste, en partie, influencée par des facteurs tels que l’âge, le genre et le niveau d’instruction, mais d’autres marqueurs de vulnérabilité interviennent le degré d’autonomie, le niveau de compétences TIC, le support social disponible, le sens et la valeur symbolique attribués aux TIC, le degré d’exposition aux comportements à risques, la capacité de faire des choix et de maîtriser sa trajectoire d’usages. Les résultats de la recherche plaident en faveur d’une approche résolument transversale de la lutte contre les inégalités numériques. C’est pourquoi, sur le plan politique, il est nécessaire de mieux articuler le plan d’action national de lutte contre la fracture numérique » avec les initiatives qui combattent d’autres formes d’inégalités sociales ; il y a nécessité de renforcer l’imbrication des politiques d’inclusion numérique et des politiques d’inclusion sociale. Une action sur les seuls aspects technologiques est insuffisante. L’imbrication de l’inclusion numérique et de l’inclusion sociale est notamment nécessaire dans les domaines de l’insertion professionnelle, de l’enseignement et de l’éducation aux médias ; sur le plan de la formation en matière de compétences numériques, il est nécessaire de mettre au point une définition plus précise de ce qui constitue, aujourd’hui et demain, le noyau des compétences de base pour permettre l’inclusion numérique. Les résultats de la recherche suggèrent que ce noyau de compétences ne relève pas seulement de la formation aux TIC, mais aussi de l’éducation aux médias, ainsi que de l’éducation à la participation sociale et à la citoyenneté en général. Dans les politiques publiques en matière de formation et d’accompagnement, cet objectif peut être développé à travers de nouvelles pratiques de formation et de nouvelles formules d’accompagnement axées sur les capacités, au-delà des compétences. 2 Voir par exemple le billet de l’écrivain Hervé Fisher paru dans le journal Le devoir et qui appelle ... 18Les résultats de cette recherche menée en Belgique plaident en faveur d’une approche résolument transversale de la lutte contre les inégalités numériques liées à la fracture numérique de second degré » et touchant les personnes âgées. À l’instar des pays de l’Union européenne, le Québec présente un retard considérable en la matière. Le milieu académique et la société civile critiquent l’absence d’un engagement de la part des gouvernements successifs depuis 2003 d’une politique de développement d’un plan numérique pour le Québec2. Conclusion 19Pour les recherches à dimension critique, les méthodes utilisées pour étudier les disparités dans l’accès aux TIC, c’est-à-dire essentiellement diverses enquêtes statistiques, s’avèrent moins pertinentes quand il s’agit de comprendre les disparités en termes d’usages et de les relier avec les enjeux de l’inclusion sociale ou des inégalités sociales Brotcorne et al, 2010. Or, les initiatives autour de la question de la fracture numérique » concernant les personnes âgées ont pour objectif la plupart du temps de réduire les inégalités de nature essentiellement numérique. Sous cet angle, la fracture numérique » est liée à l’accès à l’ordinateur, à la connexion à Internet et à l’offre technologique. Dans certains discours, on évoque même les différences générationnelles pour expliquer les disparités numériques observées, ce qui relève d’un discours simpliste et linéaire de l’âge Eve et Smoreda, 2001. La critique à l’égard des politiques en faveur de la réduction de la fracture numérique grise se situe au niveau de l’argument souvent avancé et peu vérifié sur les capacités des TIC à améliorer les conditions de vie des aînés. Dans cette perspective, la fracture numérique » est envisagée comme entrave à l’autonomie et aux libertés individuelles. Dans l’une ou l’autre de ces visions décrites supra, ce qui est mis sous silence, ce sont les inégalités sociales auxquelles sont soumis les aînés. Connaître vos droits en matière de protection juridique Notre organisme dispose d’une unité d’information juridique destinée à renseigner les familles sur les moyens de protéger un proche âgé devenu vulnérable procédures de tutelle ou curatelle, mandat de protection future.... Depuis 2005, l’organisme Retraite Plus accompagne les personnes âgées et leurs familles dans leur recherche de maison de retraite. Informer et agir en faveur des aînés et de leurs droits, fait partie de nos engagements. Qui protéger et pourquoi ? À quel moment mettre en place une mesure de protection juridique ? Avec le grand-âge, une personne peut devenir vulnérable, notamment à la suite de maladies, et ne plus parvenir à gérer seule ses affaires courantes ni ses biens. C’est la raison pour laquelle un cadre juridique s’impose afin d’aider à protéger les intérêts de la personne âgée. Ces mesures permettent de prévenir le risque d’abus par un tiers, et d’annuler les actes nuisibles que la personne âgée aurait pu commettre en raison de son état. Qui est concerné par cette protection juridique ? Le devoir de protection s’applique envers le père, la mère ou le conjoint, au même titre qu’un enfant, lorsque celui-ci est devenu dépendant. Selon l’article 490 du code civil, les personnes concernées sont celles dont l’altération des facultés mentales ou corporelles est médicalement établie, à savoir les personnes • handicapées mentales • présentant des troubles psychologiques importants • atteintes d’une maladie entraînant la perte de leurs facultés mentales • dont les facultés corporelles sont altérées par une maladie ou un accident • victimes d’une dépendance aggravée alcoolisme, toxicomanie etc.. Comment protéger la personne âgée grâce à la protection juridique ? Il convient d’abord de s’assurer que les règles relatives aux régimes matrimoniaux et le système de procuration ne sont pas suffisants ou adaptés. Si c’est le cas, on pourra mettre en place des mesures de protection juridique comme le mandat de protection future, la sauvegarde de justice, la curatelle ou la tutelle. Cette demande ne peut être faite que par la personne elle-même, par un membre de la famille ou par un médecin. Il existe 6 mesures différentes de protection juridique. La sauvegarde de justice Il s’agit d’une mesure souple et temporaire de protection immédiate. Elle ne peut dépasser 1 an, renouvelable une fois par le juge des tutelles. La demande doit comporter • Le certificat médical circonstancié établissant l’altération des facultés • L’identité de la personne à protéger • L’énoncé des faits qui appellent cette protection• Le formulaire de demande cerfa n°15424*01 dûment rempliEffets de la sauvegarde de justice La personne protégée conserve le droit d’accomplir tous les actes de la vie civile, sauf ceux confiés au mandataire. Celui-ci est choisi en priorité parmi les proches. Si c’est impossible, un professionnel agréé sera désigné. L’habilitation familiale Plus simple à obtenir et à mettre en place qu’une tutelle ou une curatelle, l’habitation familiale donne l’autorisation à un membre de la famille d’une personne âgée reconnue inapte, de prendre des décisions administratives à sa place. Cette mesure prend fin à l’expiration du délai fixé ou au décès de la personne. Effets de l’habilitation familiale L’habilitation peut être générale ou limitée à certains actes. La curatelle pour personne âgée Ce régime s’applique aux personnes qui ont besoin d’être assistées dans les actes de la vie civile. Il existe 3 degrés de curatelle 1. Simple la personne accomplit seule les actes de gestion courante mais doit être assistée pour des actes plus Aménagée le juge énumère les actes que la personne peut faire seule. 3. Renforcée le curateur perçoit les ressources de la personne et règle ses dépenses sur un compte ouvert au nom de celle-ci. La demande doit comporter • Un certificat médical circonstancié• L’identité de la personne à protéger• L’énoncé des faits • Le formulaire de demande cerfa 15424*01 dûment rempli. La tutelle pour personne âgée Cette mesure s’adresse à une personne majeure ayant besoin d’être représentée de manière continue dans les actes de la vie civile du fait de l’altération de ses facultés. Le juge fixe la durée, qui ne peut excéder 5 ans 10 ans dans certains cas, depuis la réforme de février 2016. La demande doit comporter • Un certificat médical circonstancié• L’identité de la personne à protéger • L’énoncé des faits • Le formulaire de demande cerfa n°15424*01 dûment rempli. Effets de la tutelle La personne protégée ne prend seule que les décisions relatives à sa personne ou à sa famille. Le tuteur peut effectuer seul les actes d’administration. Toute décision concernant les actes de disposition vente d’un bien, testament devra être autorisée par le juge ou le conseil de famille. Le mandat de protection future Il permet à une personne de désigner à l’avance la ou les personnes qu’elle souhaite être chargées de veiller sur sa personne et sur son patrimoine, lorsqu’elle ne sera plus en état de le faire seule. La demande doit comporter • Un certificat médical circonstancié• L’identité de la personne à protéger• L’énoncé des faits• Le formulaire de demande cerfa n°13592*02 dûment rempli Effets du mandat de protection future Les actes qu’un mandataire peut réaliser sans autorisation du juge diffèrent selon le type de mandat notarié autorisant les actes de disposition du patrimoine ou sous seing privé limité aux actes d’administration. La mesure d’accompagnement social personnalisé Masp ou judiciaire Maj La Masp Cette mesure, mise en œuvre par les services sociaux du département, consiste à aider une personne dont la santé ou la sécurité est menacée par ses difficultés à gérer ses ressources. Sa durée peut varier de 6 mois à 2 ans. La Maj Cette mesure s’impose au majeur un mandataire judiciaire perçoit et gère tout ou partie des prestations sociales de la personne afin de rétablir son autonomie dans la gestion de ses ressources. Sa durée ne peut excéder 2 ans. Important C’est le juge des tutelles qui décidera quelle est la mesure la plus appropriée en appliquant les 3 principes suivants • Le principe de nécessité L’altération des facultés doit être établie médicalement.• Le principe de subsidiarité la protection la plus souple est d’abord examinée. • Le principe de proportionnalité les besoins de protection sont déterminés au cas par cas. Charte des droits et libertés de la personne majeure protégée Le législateur a souhaité garantir à tout citoyen le droit d’être protégé dans le cas où il ne pourrait plus s’occuper seul de ses intérêts. La Charte des droits et libertés de la personne majeure protégée définit les principes éthiques à respecter en cas de protection juridique ARTICLE 1 Respect des libertés individuelles et des droits 2 Non-discrimination. ARTICLE 3 Respect de la dignité de la personne et de son intégrité. ARTICLE 4 Liberté des relations personnelles. ARTICLE 5 Droit au respect des liens 6 Droit à l’information. ARTICLE 7 Droit à l’autonomie. ARTICLE 8 Droit à la protection du logement et des objets 9 Consentement éclairé et participation de la personne. ARTICLE 10 Droit à une intervention personnalisée. ARTICLE 11 Droit à l’accès aux soins. ARTICLE 12 Protection des biens dans l’intérêt exclusif de la personne. ARTICLE 13 Confidentialité des informations. Les réformes juridiques de la protection juridique Le droit de la protection juridique des majeurs a été simplifié par la réforme du 15 octobre 2015, notamment grâce à l’habilitation familiale, qui permet aux familles en mesure de pourvoir seules aux intérêts de leur proche, d’assurer cette protection sans avoir à recourir aux mesures traditionnelles de protection judiciaire. Info utile Le but de Retraite Plus est de faciliter les démarches visant à protéger vos proches. Notre département juridique est là pour vous assister, notamment lors de l’entrée en établissement d’un parent âgé protégé. N’hésitez pas à faire appel à nous au No Vert gratuit 0 800 941 340. Vous cherchez une maison de retraite ou EHPAD pour vous ou pour votre proche? Déclaration CNIL n° 141035 Confidentialité des données Mentions légales Se loger chez un senior, moyennant un loyer gratuit ou modéré, tout le monde y d’abord, le logement ou habitat intergénérationnel. Il désigne un ensemble de logements conçus pour accueillir différentes générations. Comme des étudiants, familles, et personnes la colocation intergénérationnelle, ou colocation senior. Cela consiste à proposer à des jeunes, des étudiants ou des apprentis, une chambre contre une présence ou un service chez un ou plusieurs la cohabitation Intergénérationnelle consiste quant à elle à héberger différentes générations sous un même toit. Généralement une ou des personnes âgées accueillent gratuitement ou pour un loyer modéré une autre personne, qu’elle soit étudiante, salariée ou autre en contrepartie de divers services rendus. Par exemple offrir une présence ou une écoute mais aussi aider au jardinage ou aux petits travaux & intergénérationnel, nouvelle avantages pour le seniorPouvoir rester chez soi, offrant une plus grande autonomie ;Réduire son isolement et sa solitude, particulièrement le soir ;Retarder le placement en maison de retraite via le maintien à domicile ;Rassurer la famille du senior par la présence bienveillante de l’ avantages pour tout le mondeTrouver un logement plus facilement, le plus souvent proche de toutes commodités et transports en commun ;Payer son loyer moins cher ou bénéficier d’un hébergement gratuit grâce aux services rendus ;Bénéficier de calme tout en ayant de la compagnie et des échanges riches et conviviaux ;Avoir la possibilité de travailler en logement contre services pour les seniorsSi vous choisissez l’option Logement contre Services, pensez à signer une convention ou un contrat d’Employé au pair fourni avec toute souscription à une Formule Premium précisant bien ce à quoi chacun s’ part, la personne âgée, Hôte doit fournir une chambre indépendante bénéficiant du confort requis entièrement réservée à la personne accueillie. D’autre part, l’étudiant ou Voyageur s’engage sur les horaires et ses jours de présence, les services éventuels, le prix de la chambre ou des charges. Hébergé et hébergeur doivent surtout partager un état d’esprit des valeurs de convivialité et de solidarité qui font le succès de la pourquoi nous mettons à votre disposition plusieurs types de Contrats de colocation ou Etat des Lieux que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant plus, nous offrons un Contrat d’Employé au-pair à tous les détenteurs d’un compte avez plus de 60 ans ? Pensez à la Cohabitation Intergénérationnelle SolidaireC'est quoi exactement ?C’est partager une partie de votre appartement, maison ou habitation à un jeune de moins de 30 ans. Cela permet, d’une part de renforcer le lien social et également de faciliter l’accès au logement des jeunes qui ont peu de moyens financiers mais suffisamment pour participer à payer un petit loyer et l’envie de partager, tout le monde y gagne sur ToitChezMoi ! Trouver une structure d’aide à domicile pour un proche âgé peut très vite devenir un vrai casse-tête pour une famille. Néanmoins, il est possible de trouver rapidement une agence proposant des services d’aide à la personne sur-mesure et des auxiliaires de vie professionnelles. A Évreux, notre agence Petits-fils s’évertue à déployer une offre de services d’aide à domicile haut de gamme pour les personnes âgées, grâce à une équipe d’auxiliaires de vie diplômées et expérimentées. Notre agence Petits-fils Évreux sera toujours à votre écoute pour faciliter vos d’aide à domicile. Cela passe notamment par un accompagnement personnalisé. Chez Petits-fils, nous avons la compétence d’un professionnel et l’esprit d’une famille. Quels services d’aide à domicile à Évreux ? Avec Petits-fils, à Évreux, une personne âgée dépendante est assurée de bénéficier d’une aide à domicile de grande qualité, basée sur de fortes valeurs humaines. En effet, votre agence d’aide à la personne tient à ce que chaque personne isolée profite de l’accompagnement d’une unique auxiliaire de vie. Cela permet la création rapide d’un lien de confiance fort qui rassurera votre proche âgé. Chez Petits-fils, nous savons que chaque situation est différente. C’est pourquoi nous tenons à rendre visite à chaque personne âgée, le tout afin de leur proposer l’aide à domicile et les services d’aide à la personne les plus appropriés. Ce premier rendez-vous gratuit permettra également à nos équipes à Évreux de sélectionner l’auxiliaire de vie la mieux adaptée à la situation. Sachez également que l’ensemble des prestations d’aide à domicile de l’agence Petits-fils Évreux sont disponibles de jour comme de nuit, en semaine comme le week-end. Nos services sont adaptables, modifiables et annulables en fonction de vos besoins et de ceux de la personne âgée. Nos prestations d’aide à domicile à Évreux ? Faire appel à une auxiliaire de vie travaillant avec l’agence Petits-fils Évreux revient à choisir les meilleurs services d’aide à domicile de la région. En effet, notre structure est à votre disposition pour vous proposer une gamme complète de prestations d’aide à la personne haut de gamme aide à la toilette, aide à la prise des repas, aide au lever et au coucher, aide aux courses, ménage, accompagnement, etc… Tout est fait pour faciliter la vie d’une personne âgée dépendante vivant seule chez elle. Comme évoqué plus haut, les auxiliaires de vie avec qui nous collaborons sont toutes professionnelles. Leur formation leur permet ainsi d’assurer, si vous le souhaitez, une présence de nuit auprès de votre proche âgé. Enfin, notre agence à Évreux peut également vous proposer un service d’assistance administrative à domicile pour gérer le courrier et trier les papiers importants de votre parent âgé. Comment sont sélectionnées nos auxiliaires de vie à Évreux ? Petits-fils Évreux est une agence d’aide à domicile premium. C’est pourquoi il est très important que nous disposions de la meilleure équipe d’auxiliaires de vie. Pour cela, nous nous efforçons d’effectuer un recrutement particulièrement sélectif de toutes nos intervenantes. Chacune d’entre elles doit être en possession d’un diplôme d’auxiliaire de vie et justifier d’une expérience professionnelle d’un minimum de trois ans auprès de personnes âgées, en maison de retraite ou à domicile. Les services d’aide à la personne que nous vous fournissons doivent être irréprochables. C’est pourquoi nous vérifions systématiquement le casier judiciaire de chaque auxiliaire de vie travaillant avec notre agence à Évreux. La ponctualité, la politesse et la présentation sont également des critères importants dans notre processus de recrutement des auxiliaires de vie. Vous souhaiteriez que votre proche âgé qui habite Évreux ou ses alentours bénéficie d’une aide à domicile de grande qualité pour l’assister dans son quotidien ? Contactez notre agence Petits-fils. Il vous suffit de compléter notre formulaire en ligne ou bien de téléphoner directement à notre équipe sur place. Nous nous ferons un plaisir d’organiser un premier rendez-vous chez la personne âgée afin de mieux comprendre ses besoins. Si notre offre vous convient, nous pourrons ensuite nous mettre à la recherche de l’auxiliaire de vie idéale ! Lien utile Le programme de la ville d’Évreux pour les personnes âgées À retenir Petits-fils est LE spécialiste de l’aide à domicile pour les personnes âgées dépendantes. Nos services haut de gamme sur Évreux sont disponibles 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Nos auxiliaires de vie sont les meilleures. Elles sont toutes diplômées et justifient d’une expérience professionnelle d’un minimum de 3 ans auprès des personnes âgées. Nos conseillers sont à votre disposition pour effectuer une visite d’évaluation gratuite au domicile de la personne âgée à aider. Astuce Vous avez des questions concernant nos services d’aide à domicile à Évreux. Faites-nous une demande. Un conseiller Petits-fils vous rappellera dans les 2 heures ouvrables. 5

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